2012, bonne année ?!

J'arrête la vodka !

La vie à deux

C'est très douillet !

Un nouveau cycle commence ! Merci à toutes les personnes qui ont été avec moi dans les moments difficiles de cette année 2011.

Celle qui revient

Bisounours, bordel !

04 décembre

Et Raging Poulpe partit chercher Lila dans un lieu secret, convenu longtemps à l’avance …

The Beer Master

Maître, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !Illustration de la grande traversée, partie 2 :

« (…) – Maître Kanter ? C’est vous ?
- ET PUTAIN, QUI VEUX-TU QUE CE SOIT ??? TU NE RECONNAIS PLUS MA BLONDE CHEVELURE ? (…) »

Les sirènes

Mais prends-ça dans ta gueule !Illustration de la grande traversée, partie 2 :

« (…) Il aplatit des têtes, décolla dents et gencives, fit voler en éclat les queues et les arrêtes !

- NE TOUCHEZ PAS CE PUTAIN DE NAVIRE, PÉTASSES ÉCAILLÉES, beugla-t-il encore, JE VAIS VOUS BOUFFER EN PAPILLOTTE !!! VOUS LIVRER À IGLOO POUR QU’IL VOUS CUISINE EN BÂTONNETS !!!

Les aquatiques blondasses, tétanisées par tant d’indifférence à leurs charmes certains, ne pouvaient plus que recevoir les mandales sous un déluge de violence et de bois ! (…) »

 

La grosse tasse

Glou, glou, glou

Illustration de la grande traversée, partie 2 :

« (…) Il se débattit tant bien que mal, s’arracha jusqu’à ses dernière forces pour essayer de rejoindre cette surface pleine de promesses, mais sans cesse happé vers des profondeurs insondables, il ne put retenir ses poumons plus longtemps et une grande inspiration d’eau de mer vint envahir tout son corps ! Puis il n’y eut plus rien (…) »

La grande traversée, partie 2

Après s’être délesté de quelques poissons, Raging Poulpe se remit à ramer vers la terre promise sous un ciel à nouveau menaçant. Il ne lui fallut que quelques goutes de pluie pour comprendre que cette fois la tempête était inévitable.

- Il n’y a plus qu’à s’accrocher aux rames, soupira-t-il désabusé.

L’océan commençait à s’agiter sérieusement et des vagues de plus en plus imposantes s’écrasaient de toute part sur la frêle embarcation. Son occupant tenait bon, le gueule pleine d’écume, les yeux pleurant du sel marin et la crête noyée sous des trombes d’eau !

Le tonnerre se fit entendre pour la première fois, alors que la barque n’était plus qu’une infime particule agrippée à de gigantesques murs liquides en mouvement. Il faisait presque aussi sombre qu’au milieu d’une nuit sans lune !

Lorsque la vague de trop frappa le poulpe sur son morceau de bois, il fut projeté à vingt mètre de hauteur avant de faire un plongeon vertigineux qui le fit pénétrer dans l’océan. Se débattant à l’aide de tous ses membres, il ne parvenait pas à rejoindre la surface. A vrai dire, il ne savait même plus dans quelle direction elle se trouvait !

Ses muscles commençaient à le lâcher, quand dans une clarté divine Maître Kanter lui apparut soudain :

- MAIS BATS-TOI, NON D’UNE CHOPINETTE !!! QUI C’EST QUI T’AS FORMÉ COMME ÇA !?!
- Maître Kanter ? C’est vous ?
- ET PUTAIN, QUI VEUX-TU QUE CE SOIT ??? TU NE RECONNAIS PLUS MA BLONDE CHEVELURE ?
- Mais je croyais que vous aviez été entièrement relooké !? Sacrifié sur l’hôtel impitoyable du marketing !
- Oué, bon, ok, j’ai donné mon accord pour la publication de quelques croquis peu ressemblants … Faut bien joindre les deux bouts à la fin du mois, gamin ! BON, TU VAS REMONTER BORDEL DE MERDE, OU TU CRÈVES ICI !?? C’EST PAR LÀ LA SORTIE !!! ET T’ES UN SALOP SI TU NE NAGES PAS !!!

Il se débattit tant bien que mal, s’arracha jusqu’à ses dernière forces pour essayer de rejoindre cette surface pleine de promesses, mais sans cesse happé vers des profondeurs insondables, il ne put retenir ses poumons plus longtemps et une grande inspiration d’eau de mer vint envahir tout son corps ! Puis il n’y eut plus rien …

Quand il ouvrit les yeux, il était allongé dans sa barque, les deux rames posées à côté de lui. Le ciel était sombre mais il ne pleuvait pas et l’océan semblait calme.

- Putain, soupira-t-il longuement, je crois que j’ai fait un sale cauchemar …

Il s’assit pour émerger doucement et sentit quelque chose de dur sous la couverture négligemment posée en boule à ses pieds. Il la souleva suspicieux et découvrit avec stupeur une canette de bière ! Des larmes de joie s’extirpèrent de ses yeux émus alors qu’il décapsulait le petit objet vert pour l’engloutir cul sec !

Les céréales lui remirent du baume au cœur et il reprit rapidement son insensée traversée ! Les rames s’activèrent des jours durant, les nuages laissèrent placent au soleil, le soleil se retira pour honorer la lune et dans cet enchaînement naturel immuable, Raging Poulpe crut enfin avoir trouvé sa place au sein de l’univers : ramer, ramer, ramer, toujours ramer !

Au septième jour, croyant entendre une faible voix, il s’arrêta net et se mit debout dans son embarcation. Il discerna alors plusieurs chants de plus en plus audibles et, juste après avoir aperçu quelques remous sous la surface, il découvrit une plantureuse blonde accrochée à l’avant du rafiot !

- Bonjour, beau poulpe ! Tenté par un petit bain avec moi ?
- T’es qui toi ? Comment tu connais mon nom ?
- Hé, détends-toi, je ne suis là que pour ton plaisirs, mon héros !
- T’as de l’eau de mer entre les neurones, ou quoi ? Tu veux un coup de main ?

Mais alors qu’il était prêt à venir en aide à cette pauvre naufragée, il aperçu une deuxième femme accrochée sur sa droite, puis une troisième à sa gauche, puis quatre, puis dix, puis cinquante ! Et il n’était pas entouré de femmes ! Non ! Il était cerné par des femmes poissons !

- Alors tu te jettes à l’eau, lui lança l’une des sirènes sur un ton coquin. Ne fait pas ton timide, tu as bien mérité un peu de bon temps !
- Avec moi tu ne seras pas déçu mon chéri, s’exclama une autre, tes attributs seront en de bonnes mains !
- NON MAIS ÇA VA PAS, TOI ??? DÉGAGE SALE POISCAILLE, hurla-t-il soudain en commençant à distribuer coup de rame sur coup de rame !

Il aplatit des têtes, décolla dents et gencives, fit voler en éclat les queues et les arrêtes !

- NE TOUCHEZ PAS CE PUTAIN DE NAVIRE, PÉTASSES ÉCAILLÉES, beugla-t-il encore, JE VAIS VOUS BOUFFER EN PAPILLOTTE !!! VOUS LIVRER À IGLOO POUR QU’IL VOUS CUISINE EN BÂTONNETS !!!

Les aquatiques blondasses, tétanisées par tant d’indifférence à leurs charmes certains, ne pouvaient plus que recevoir les mandales sous un déluge de violence et de bois ! Dix minutes plus tard, au milieu d’une véritable bouillabaisse, Raging Poulpe s’arrêta exténué. Il soupira, s’assit et regarda vers le ciel :

- Quand même, Maître … Était-ce bien nécessaire ?

La fin de son voyage ne fut qu’entachée par de faibles averses et au quatorzième jour, alerté par les cris de quelques mouettes, Raging Poulpe aperçu la terre ! Les contrées lointaines de la République Aborigène s’offraient finalement à ses yeux ! Les derniers kilomètres lui semblèrent plus long que tout le reste de son périple et, lorsqu’il foula enfin le sable de la plage, une perturbation dans la force lui fit comprendre que Lila n’était déjà plus ici, envolée vers d’autres cieux à la poursuite du Caniche Mutant. Son ennemi de toujours était désormais le seul et unique Maître du Mal en ce monde !

La baleine

- T’es en galère, mec ?Illustration de la grande traversée :

« (…) – T’es en galère, mec ?
Ne s’attendant pas à entendre quelqu’un lui parler à ce moment là, au milieu de rien, il faillit mourir sur le coup en effectuant un sursaut à cent quatre vingt degrés !
- YYYYAAAAARRRRRRRGGGGGGG, hurla-t-il en se retrouvant soudain nez à nez avec une gigantesque baleine (…) »

Le vieux poulpe et la mer


Toi, tu rames
Illustration de la grande traversée :

« (…) Après trois jours et trois nuits à ramer sans ne jamais s’arrêter, le poulpe entra enfin dans l’océan indien qui à cette époque, pour de sombres raisons religieuses, avait été renommé océan hindou (…) »